Ce live est à présent terminé.
Ce direct sur l'entrée au Panthéon de Robert Badinter est désormais terminé, merci à toutes et tous de l'avoir suivi. Retrouvez ci-dessous les moments forts de cette cérémonie.
La façade du Panthéon a été illuminée par une fresque vidéo impressionnante, en guise de clôture de la cérémonie.
Comédienne très connue des années 1940 et 1950, Anne Vernon a été la première femme de l'ancien garde des Sceaux. Âgée de 101 ans, elle a témoigné pour TF1/LCI et parlé avec amour de celui qui fut son mari dans les années 1960.
Au début de cette cérémonie, le comédien Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie-Française, a lu le discours de Victor Hugo du 15 septembre 1848 contre la peine de mort. Une séquence à revoir dans la vidéo en tête de cet article ci-dessous.
Revoyez le discours du président de la République devant le cénotaphe de Robert Badinter.
Revivez l'hommage poignant de Julien Clerc, qui a interprété "L'Assassin Assassiné" devant le Panthéon.
La cérémonie touche à sa fin. Un mapping, ou fresque vidéo, est projetée sur la façade du Panthéon, retraçant la vie de Robert Badinter. La voix d'Elissa Alloula, comédienne pensionnaire de la Comédie-Française, accompagne le récit.
Le discours d'Emmanuel Macron est suivi d'une minute de silence, puis de l'interprétation de "La Marseillaise" par le Chœur de l'Armée française.
"Nous entendons sa voix quand visitant Auschwitz pour la première fois, un jour de printemps, Robert Badinter remarqua trois fleurs dans ce champ dévasté et songea : 'C’est en voyant ces fleurs que j’ai compris que la vie est plus forte que la mort'", déclare Emmanuel Macron.
"Les morts nous écoutent [...]. C’est à nous de nous dresser à notre tour, de porter leurs combats, à nouveau pour que les vivants espèrent", conclut le chef de l'État.
Emmanuel Macron affirme que Robert Badinter est "celui qui entend mettre fin à l’inhumanité dont peuvent être l’objet les prisonniers dans leur cellule. Qui fait abroger avec l’aide de Gisèle Halimi la loi de Vichy réprimant encore l’homosexualité. Qui supprime les tribunaux d’exception des forces armées. Qui abroge la loi anti casseurs qu’il juge à juste titre attentatoire aux libertés individuelles".
"Garde des Sceaux, Robert Badinter est gardien d’un idéal", assure-t-il, rappelant que Robert Badinter fut "critiqué et attaqué", "moqué et vilipendé".
Emmanuel Macron rappelle que c'est à Robert Badinter que François Mitterrand a confié "la tache ultime", celle d'"obtenir l'abolition de la peine de mort".
"La loi fut promulguée voilà quarante-quatre ans. Ce combat pourtant n’est pas terminé et nous continuerons de le porter jusqu’à l’abolition universelle. Pour Robert Badinter, chaque jour devant nous doit être un 9 octobre", ajoute-t-il.
"Robert Badinter à dix-sept ans réclamait au tribunal la restitution de l’appartement dont pendant la guerre sa famille avait été spoliée. Premier procès, premiers mots du président : 'Monsieur Badinter, la déportation de votre père, cela n’intéresse pas le tribunal'", prononce Emmanuel Macron, pour qui "l'injustice pour Robert Badinter, ce fut aussi cette phrase".
"Le mépris, la haine, l’odieuse condescendance antisémite. La justice, pour Robert Badinter, sera pour toujours le refus de cette phrase et de sa flétrissure. Alors, avocat, le jeune Robert Badinter ne s’assigne qu’une seule mission. Défendre la vérité d’un Homme. Défendre l’accusé quel qu’il soit. Quoi qu'il ait fait", déclare-t-il.
Devant le monument de la "Convention nationale", Emmanuel Macron tient à rappeler que "Robert Badinter n’ignore rien de ce qu’est la lutte contre le négationnisme, contre Robert Faurisson, contre tous les faussaires de l’Histoire".
"On ne renonce jamais à combattre l’antisémitisme quand on a entendu dans la cour de son lycée 'Mort aux Youpins'. Quand on a vu ses parents forcés de vendre leur boutique en raison des lois antisémites du régime de Vichy. Quand on a frôlé l’arrestation à Lyon rue Sainte-Catherine quelques minutes après celle de son propre père. Quand on sait sa famille, ses proches dénoncés, arrêtés, exterminés parce que Juifs. Quand on a attendu en vain le retour de son père, arrêté à Lyon sur ordre de Klaus Barbie, et assassiné à Sobibor", martèle-t-il.
"Robert Badinter né dans les années vingt ravagées par la haine des Juifs, s’est éteint dans nos années vingt où à nouveau la haine des Juifs tue", souligne le président de la République.
"Robert Badinter, dans un instant, prendra place aux côtés des hommes de 1789, Condorcet, l’abbé Grégoire et Gaspard Monge. Non loin reposent déjà Victor Hugo, Emile Zola, Jean Jaurès, Jean Mou...
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